Petiteenfance - Primaire. Avant l'âge de 3 ans, le jeune enfant qui ne peut être gardé à domicile par l'un de ses parents est généralement confié à une assistante maternelle agréée ou à une crèche qu'elle soit parentale, collective, municipale ou privée.. Mais les places dans les structures d'accueil du jeune enfant sont très limitées par rapport à la demande, il faut s'y
Etablirun petit planning de chaque journée du style : 1er jour : réunion d’équipe, point sur les protocoles, la journée type, l’adaptation. 2e jour : mise en place de la salle, mise en application des protocoles (jeu de rôle) Etc. Quelques jours avant votre ouverture, prévoir de refaire un point sur les premiers enfants accueillis
GARDEENFANTS DOMICILE PARENTS 49070 St jean de linieres. Annonce déposée par LETULLE le 22/08/22 . Détail de l'annonce. Valérie propose de garder votre enfant en temps partiel, sortie d'école, crèche, mercredi après-midi. ou vacances scolaire du lundi au vendredi. amplitude horaire possible de 14h / 19h. 16 ans d'expérience dans ce domaine. Contrat de
Lacrèche "L'Abeille" va fermer ses portes. Les syndicats LCGB et OBGL craignent pour l'avenir des 44 employés de la structure et réservée
1903/21 12:54. → Le versement d’une indemnité de départ à la retraite qui prend en compte, à partir du 1er janvier 2023, l’ensemble de la carrière et non simplement l’ancienneté auprès de l’employeur, ce qui excluait de fait la quasi-totalité des assistantes maternelles employées par des particuliers. la nouvelle réforme
Formulaire: annonce de départ (s) Conformément à l'article 11 de la loi sur le contrôle de l'habitant, la personne qui quitte la commune doit annoncer son départ, sans délai, et indiquer sa nouvelle destination. L'Espace de vie enfantine désigne les jardins d'enfants et
. Le rituel des transmissions reste un incontournable de la vie à la crèche. Ce rituel comme tous les autres mérite d’être questionné tant il fait partie de notre quotidien. Petite exploration de ce temps de communication quotidien entre parents et professionnels…Photo by Mike Fox On ne nous dit pas Tout »A l’accueil du matin, les professionnels attendent les transmissions de la part des familles. Les parents se prêtent à ce temps d’échange comprenant son importance pour un accueil personnalisé de leur enfant. Cependant cette pratique fait rentrer la crèche dans l’intimité de la famille. En effet, les informations transmises disent quelque chose des choix éducatifs, des modes de vie, des états émotionnels… Parfois les parents résistent et choisissent de transmettre seulement les éléments qui leur semblent indispensables omettant certains faits ou évènements par peur aussi d’être jugés. Par exemple, quand l’enfant dort dans le lit de ses parents… Il arrive alors que les équipes soient dérangées par cette forme de rétention d’information le droit de tout savoir est alors revendiqué pour une meilleure adaptation aux besoins de l’enfant. En équipe, on s’étonne et on reproche aux parents de cacher des choses. Mais quelle est la nature de cette demande ? Pour quelles raisons les parents devraient livrer plus que ce qui est strictement nécessaire ? N’oublions pas non plus que ces échanges se font devant d’autres familles et que par conséquent la confidentialité est difficilement applicable. A contrario, des parents qui en disent trop, notamment sur leurs difficultés personnelles, mettent mal à l’aise les professionnels qui ne savent que faire de ces dire sur Tout à Tous ?A l’accueil du soir, c’est la restitution de la journée de l’enfant. Plusieurs parents font la queue et attendent leur tour. Les familles sont toutes différentes avec des besoins spécifiques mais le contenu est bien souvent identique pour tous. Parfois les transmissions sont d’une redoutable précision sur les soins, le sommeil, le repas, le transit et ce quelque soit l’âge de l’enfant. Pourtant, les parents sont-ils tous intéressés par une description aussi détaillée ? Ne serait-il pas plus pertinent de développer l’item jeux libres » qui peut laisser sur leur faim bon nombre d’entre eux ? Il est aussi possible d’envisager que certaines familles n’aient pas besoin de transmissions chaque soir. Cette idée peut déranger les équipes qui y voient un manque de respect. En effet, ne pas prendre les transmissions » peut être vécu comme un défaut de reconnaissance du travail mené tout au long de la journée avec les enfants. Au contraire de cette idée reçue, le parent qui ne veut pas prendre les transmissions ne manisfeste-il pas en définitive une grande confiance dans les compétences des professionnels ? Enfin, une réflexion est à mener en équipe autour des transmissions négatives où sont évoquées les comportements inadaptés des enfants. Pourquoi dire que Paul a mordu, a poussé ses camarades, n’a pas écouté les consignes ? Ne serait-il pas préférable de valoriser les actions positives afin que les retrouvailles du soir restent un moment de plaisir pour petits et by Markus SpiskeMes suggestionsAccueillir et restituer de manière individualisée les transmissions en demandant à chaque parent ses besoins les besoins peuvent évoluer au cours de l’année.Échanger avec les familles en associant l’enfant et en évitant de parler de lui au dessus de sa tête et à la troisième personne. C’est de lui dont on parle !Accepter que certains parents ne soient pas disponibles tous les soirs en proposant par exemple un point hebdomadaire pour parler de leur enfant excepté fait de santé important.S’interroger en équipe sur le contenu des transmissions. Qu’est-il vraiment intéressant de transmettre aux parents en fonction de l’âge de l’enfant ? par exemple restitution d’anecdotes personnalisées.Valoriser tous les enfants sur leurs découvertes, leurs progrès afin d’éviter le piège de la stigmatisation par des transmissions négatives en équipe une manière bienveillante d’accompagner les parents qui livrent des éléments trop personnels aux équipes à travailler avec son manager ou la psychologue.Anne Boulhoud
lettre remerciement creche ma puce fete son dernier jour de creche . je veux qu'elle leur offre une carte de reement accompagné d'une boite de chocolat, thé, []Vu sur Vu sur oui, de, c'est la der des der pour ma poupette à la crèche voilà ce que j'ai fait pour ls laissez nous un message ici.. share . go back. crèche tiramisu , route de diekirch l helmsange walferdange luxembourg tel . . fax. , crèche tiramisu a, rue de bridel l bereldange luxembourg tel . . fax. , crèche tiramisu Vu sur lettre de reement à une crèche lettre de reement apres un bon travail résolu » forum bureautique lettre de reement » forum graphisme lettre de reement » forum bureautique lettre de reement » forum windows lettre de reement a mes beaux parents modèles de lettres pour reement depart creche avec conseils intégrés à télécharger sur modèles de sur sur de noël faits maisonles cadeaux de noëlcadeaux gourmandscadeau maisonnoël maisondestructeurbocal gourmandmagasins. les rayons des magasins se remplissent de jouets, leurs catalogues remplissent nos boîtes aux lettres ou bien se transforment en confetti en présence de bébé destructeur j'avais offert une rose à chaque nounous de la crèche et j'avais confectionné une carte de reement que j'avais accroché avec un beau ruban sur la carte de reement sur le devant il était écrit "juste une chose à vous dire" et quand elles ouvraient la carte, dedans il y avait une photo de mon Vu sur pour avoir répondu présent à une invitation petit mot ton classique. vous avez organisé un spectacle ou une réunion de vente de produits ou encore un repas pour une bonne oeuvre et vos amies ont répondu présentes. vous tenez à conserver de bonnes relations avec votre réseau… disponible à tous, mon fils a fait son dernier jour à la crèche . en , c'est la rentrée à l'école maternelle. j'ai acheté des chocolats pour les employées de la crèche et je voudrais également leur écrire un petit mot de reements. comment estce que je pourrais tourner mon mot ? de Vu sur sur sur sur Autres articles
Je suis très émue et très heureuse de vous voir là....pour ce jour qui est pour moi, un jour très spécial.... C'est un jour qui, dans le livre de ma vie clôture un chapitre ...Et ce qui est écrit dessus, l'est à l'encre noire de chine et ne s'effacera jamais...! Avant de tourner cette dernière page et d'en ouvrir une autre, il est temps pour moi de vous dire plein de mercis... A vous les parents, et à vos enfants, les petits et aussi à ceux qui ont tant grandi Pour tous les sourires que vous m'avez donnés.... Les petits liens qui se sont créés.... L'indulgence que vous m'avez accordée... Vos encouragements qui m'ont transcendée... Pour tous les bons souvenirs que j'ai moissonnés... Pour tout ce que vous m'avez appris ou réappris....vous les grands mais aussi et surtout vous ..les petits. Pour tout cela et plein d'autres choses que je sais au fond de moi et que je n'oublierai pas...merci; A vous toutes mes collègues d'hier et d'aujourd'hui Pour toutes vos compétences qui m'ont enrichie; Les moments de réflexions qui m'ont fait grandir. Les instants de soutien quand j'en ai eu besoin. Pour les liens forts qui, malgré les heurts inévitables et parfois nécessaires, ne se sont jamais effilochés. Pour m'avoir permis de vivre un vrai travail d'équipe, un vrai lieu d'échanges, de support, de dynamisme et de relais...qui m'a permis de rester vigilante quant au travail que je faisais... Pour les rires, les fous rires, les délires partagés... Tout ce que l'on a pu se dire, se confier... Pour tout cela et bien d'autres choses que je sais au fond de moi et que je n'oublierai pas...merci A vous Elisabeth psychologue intervenant à la crèche Vous qui nous avez tant écoutées, accompagnées, encouragées...fait réfléchir, regarder, observer, toutes à notre niveau, là où chacune nous en étions, dans le plus grand des respects... Nous rapellant de temps en temps que pour faire progresser il ne faut pas juger...et que parfois il faut oser... Combien de fois nous sommes ressorties des réunions redynamisées, réconfortées, parfois déroutées, parfois confortées dans nos choix, parfois obligées de changer notre regard pour être au plus près , au plus juste de notre métier.... De vous j'ai beaucoup appris, pour mon travail mais aussi pour ma vie .....Elisabeth,merci. A vous Docteur NiddamOh! Vous ne m'avez jamais auscultée, ni soignée, mais j'ai rencontré dans le couloir de la crèche, certains mardis, votre humour et votre gentillesse...Docteur Niddam, merci. Et voilà, maintenant, j'aurai le temps d'apprendre les contes que je vous raconterai dans notre future maison de retraite...car souvenez-vous...vous m'avez dit vouloir m'y accompagner...?Promis! Juré! A toi, Madame la Directrice, Françoise Pour tout ce que j'ai dit à mes collègues puisque tu en fais partie toi aussi. Pour la chance qu'avec Brigitte vous m'avez donnée. Ta disponibilité, ta simplicité qui te rend si proche mais qui ne te font pas oublier tes responsabilités. Pour avoir su répondre à mes besoins, à mes attentes. Trouver les mots qui apaisent, soutiennent, encouragent. Pour avoir bien voulu m'écouter, accepter mes projets, parfois me tempérer... Pour avoir toujours essayé de comprendre, plutôt que de juger. Pour savoir chercher et faire découvrir à chacun et chacune ce qu'il y a de meilleur à donner... Et pour nous avoir souvent proposé les moyens de pouvoir progresser. Pour avoir su créer des moments et des lieux pour que toutes ensemble nous puissions mieux nous connaître et parfois un peu délirer... Et pour....et pour... Pour tout cela et bien d'autres choses que je sais au fond de moi et que je n'oublierai pas...Françoise merci. Merci à vous, Madame la Présidentede l'Association Merci pour la confiance que vous faites à la directrice et à toute l'équipe. Aux moyens que vous acceptez de leur donner. A l'autonomie que vous leur accordez sous votre regard vigilant et qui fait que je peux dire aujourd'hui Oui, j'ai vraiment, mais j'ai vraiment aimé travailler dans cette crèche, et cela a été pour moi un vrai bonheur... Je pars émue et heureuse, en emportant avec moi, dessinés sur la première page du livre de ma nouvelle vie, une myriade de petits oiseaux bariolés...perchés sur les branches du plus beau des arbres. A vous tous, qui m'avez tant gâtée un grand, un gros, un immense......MERCI. Consulter les autres photos du départ à la retraite de Maryse sur l'album photos mis sur le blog.
Avis à tous les parents ! Finis le casse-tête de l’inscription en crèche, nous vous avons trouvé votre nouvel interlocuteur de choix ! Véritable coach, s’engage à vous faciliter la vie et surtout à vous aiguiller en toute transparence et indépendance vers la crèche qui correspond à tous vos critères ! Un constat alarmant Aujourd’hui en France, les familles doivent faire face à une forte pénurie de places en crèche publique. Chaque année, il manque 400 000 places en crèche publique. Ainsi, ce sont environ 7 familles sur 10 qui n’obtiennent pas de place en crèche publique pour leur progéniture. Livrées à elles-mêmes et dans la confusion la plus totale, elles doivent alors trouver une solution. Fort de ces constatations, redonne espoir aux parents et aux futurs parents en conseillant et en accompagnant toutes les familles dans leurs recherches ! c’est un réseau 100 % indépendant de 4 000 crèches privées en France. un ADN et une philosophie Créé par deux jeunes entrepreneurs, Souheïl Ben Elfekih et Joan Lelong, est un service conçu pour améliorer le parcours des familles, faciliter l’accès aux crèches privées et simplifier les démarches d’inscription. est avant tout un interlocuteur bienveillant, rassurant et humain. Entre conseils et astuces, cette plateforme permet de faire le lien entre les parents, les crèches et les entreprises. Comment trouver une place en crèche ? Comme l’explique Souheïl, Lorsqu’une famille souhaite trouver une place en crèche, deux options sont possibles. Tout d’abord, elle peut directement se renseigner auprès de leur mairie sur la disponibilité des places en crèche publique. En cas de refus, la famille doit alors envisager la crèche privée. C’est là que nous intervenons ! » a mis en place un parcours simplifié en seulement quelques étapes. En premier lieu, il suffit de remplir un formulaire de pré-inscription en crèche. Après réception de ce formulaire, un expert traite la demande et recontacte la famille par téléphone dans les 48H. Cet entretien téléphonique est le moment pour de comprendre la situation de la famille et de mieux appréhender leurs besoins. Ensuite, c’est aux experts de trouver la crèche idéale qui répond aux critères de la famille auprès de leur réseau au programme pédagogique très diversifié crèches Montessori, crèches bilingues, micro-crèche, crèches engagées pour le développement durable… Une fois la crèche idéale dénichée, la famille se rend sur place pour découvrir les locaux et rencontrer les professionnels. Il ne reste plus qu’à réunir les pièces du dossier et finaliser l’inscription grâce aux experts Nous confier la recherche de place en crèche, c’est profiter de notre savoir-faire et de notre expérience dans la petite enfance. A nos yeux, la sérénité des parents n’a pas de prix, » conclut Souheïl. Pourquoi faire confiance à Service totalement gratuit, est un acteur indépendant totalement dévoué aux besoins des familles. D’ailleurs, les inscriptions sont ouvertes toute l’année, contrairement aux crèches publiques. Détail important, grâce à leur service, s’occupe de trouver des solutions pour toutes les familles sans financement entreprise. Souvent délaissées de tous, ce sont ces familles qui ont le plus besoin de conseils et de soutien. Pour ces familles, les places disponibles du moment sont visibles en ligne sur la petite sœur de un service engagé auprès des entreprises Le saviez-vous ? 30 % des absences et des retards en entreprise sont liés à un défaut de mode de garde des parents-salariés ! accompagne toutes les entreprises dans la mise en place d’un service de crèches inter-entreprises pour leurs collaborateurs. À ne pas confondre avec la crèche d’entreprise, la crèche inter-entreprise est une solution de parentalité proposée par un employeur à ses collaborateurs, en vue d’une meilleure conciliation vie privée et vie professionnelle. Ce service permet aux parents-salariés de bénéficier d’une solution fiable et pérenne pour faire garder leur enfant en crèche pendant les heures de travail. Un mot pour conclure Faites confiance à des experts pour vous accompagner dans votre recherche de place en crèche. est la solution qui redonne de l’espoir aux parents !
Lové dans les bras de son père, Louis, 9 mois, mordille un canard en plastique jaune en lui souriant. "Les bébés nageurs, c’est une première pour nous", glisse Henri Carpentier, patron d’une pizzeria à Arras Pas-de-Calais, un peu déboussolé au milieu des bouées du parcours de psychomotricité tracé dans le bassin. Objectif de cette séance favoriser l’éveil sensoriel du bébé et renforcer le lien de confiance avec son parent. La séance a été organisée par la première Maison des 1000 jours, ouverte à Arras en septembre par l’association Ensemble pour l’éducation de la petite enfance Epepe. Cette initiative pilote est un lieu de rencontre qui organise des ateliers parents-bébés, animés plusieurs fois par mois par des "facilitateurs" sur des sujets aussi variés que le sommeil, la motricité ou le développement cérébral des tout-petits. Elle est développée au sein du Pôle éducatif du Val de Scarpe du quartier populaire Saint-Michel, qui héberge sous le même toit une crèche, une école maternelle, une antenne des services de protection maternelle et infantile PMI, un kiosque d'information aux familles... "Lors de ces ateliers, on apprend beaucoup de choses, et personne n’est dans le jugement, témoigne, ravie, Marie, la mère du petit Louis... qui a appris sa grossesse le jour de son accouchement. On se sent moins seul et on se dit qu’on n’est pas trop mauvais finalement." Nathalie Casso-Vicarini, fondatrice de l’association, vogue d’une famille à l’autre en distribuant balles en plastique et conseils sur les jeux d’éveil. "Se voir régulièrement permet de tisser un lien de confiance, explique-t-elle. Nous partons des problématiques des familles, comme un déménagement ou la gestion des pleurs. L’objectif est de les outiller l'air de rien et de les rassurer." Cette approche, elle l’a découverte il y a quinze ans en Australie où elle était facilitatrice dans un "Cottage", des centres de rencontres entre parents. Des programmes similaires existent en Finlande et aux Etats-Unis. Financement limité à la garde Leur principe veiller au bon développement des bébés et agir sur les inégalités dès le berceau, en proposant aux parents qui en ont besoin un accompagnement soutenu. Car les scientifiques sont unanimes les premières années de vie sont déterminantes pour les apprentissages et la bonne santé psychique, la confiance en soi et la socialisation, qui seront un bagage ou un fardeau pour le reste de la vie. Mieux vaut prévenir que guérir, démontre le Prix Nobel d’économie américain James Heckman, qui a calculé que 1 dollar investi en faveur de la petite enfance permettait d’en économiser plus de 7 dix ou vingt ans plus tard, dans la lutte contre l’échec scolaire, les plans de requalification professionnelle, les prestations sociales, etc. "Une puéricultrice a plus d’impact social qu’un professeur d’université", conclut-il. Nathalie Casso-Vicarini ne le démentira pas au vu de la "transformation extraordinaire" du petit Louis, au début mutique et renfermé, un comportement fréquent chez les bébés nés après un déni de grossesse. "Lors d’un atelier, en lui parlant de son histoire particulière, ses parents ont débloqué quelque chose. Aujourd’hui, il rit, interagit. On sent qu’il a trouvé sa place", se réjouit la professionnelle. En France, cette période préscolaire est un angle mort. L’Etat se contente de financer une partie du coût de la garde crèche, assistante maternelle, dans le souci de permettre aux parents de reprendre le travail plus que pour s’assurer de la réussite future des bébés. Il investit ainsi l'équivalent d'un peu moins de 15 milliards d'euros par an dans la prise en charge de ces modes d'accueil. Mais la construction et le fonctionnement des crèches sont généralement pris en charge par les communes, qui peuvent aussi s'appuyer sur le secteur privé. Or, contrairement aux écoles, la gestion des crèches n’est pas une compétence obligatoire des villes. Pour ces gestionnaires, la facture est devenue trop lourde à supporter. "Un exemple pour une ville comme Nancy, une place en crèche coûte jusqu’à euros par an. Or, les subventions de l'Etat et les contributions des parents ne suffisent pas à couvrir ces frais. Le reste à charge peut grimper jusqu’à 40% pour la commune. Lorsque vous administrez plus de 400 berceaux, c’est énorme!", pointe Elisabeth Laithier, ex-adjointe au maire de Nancy, qui vient d’être nommée présidente du nouveau comité de filière Petite enfance par le gouvernement. Ce comité doit formuler des recommandations d’actions. Résultat, nombre d’élus de petites communes bottent en touche, au prix de fortes disparités territoriales. Avec à la clé, un manque de places criant et des critères d’attribution, opaques, qui écartent les familles les plus modestes, dont les enfants bénéficieraient pourtant le plus d’un cadre stimulant. Seuls 5% des enfants les plus pauvres ont accès aux crèches, contre 22% des plus aisés. L’Hexagone est donc loin derrière la Corée, où 65% de tous les bébés sont dans une structure d’accueil, voire de l’Allemagne 39% qui a investi massivement ces dernières années. Emmanuel Macron a certes créé une Commission des 1000 jours, présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui lui a remis un rapport en 2020. Ses propositions mieux soutenir les parents aménagement des congés parentaux, accompagnement personnalisé jusqu’aux 2 ans de l’enfant, déploiement de Maisons des 1000 jours et construire des crèches avec priorité aux enfants de milieu défavorisé. Cependant, aujourd’hui, hormis un allongement du congé paternité, un meilleur financement de la PMI protection maternelle et infantile et le lancement d’une appli "1000 premiers jours" d’infos utiles, l’essentiel des recommandations est passé à la trappe. Certaines mesures du plan pauvreté de 2018 a aussi débouché sur quelques avancées bonus "territoire" pour encourager la création de crèches, "bonus mixité sociale", formation de professionnelles, dont beaucoup ont été stoppées par la crise sanitaire. "Le système est à bout de souffle", a lui-même reconnu le chef de l’Etat début janvier, regrettant que "près de 20% des parents n'obtiennent pas de mode d'accueil". places de crèche nécessaires "L’objectif du gouvernement de créer places de crèches supplémentaires sur cinq ans, n’était déjà pas très ambitieux et il ne sera pas réalisé de moitié", déplore Florent de Bodman, auteur d’une note pour le think tank Terra Nova sur la politique de la petite enfance. Pour lui, il faudrait places supplémentaires d’ici dix ans, dont réservées aux enfants les plus pauvres. Et pour que ces crèches aient une action efficace, il faut aussi mieux former et motiver les professionnels. Auxiliaires de puériculture, éducateurs de jeunes enfants, ils sont peu qualifiés, payés au smic. Et il y a pénurie. "Ces métiers sont pénibles et en constant sous-effectif. Nous ne sommes pas là que pour changer les couches, mais nous manquons de temps et de moyens pour donner toute sa place à l’épanouissement des enfants", raconte Emilie Philippe, porte-parole du collectif Pas de bébés à la consigne. La situation n’est pas meilleure du côté des assistantes maternelles, qui représentent en dehors des parents, le principal mode de garde des moins de trois ans en France leur nombre chute et départs à la retraite sont prévus d’ici à 2030, soit 48% des effectifs. "Déjà élevé avant la crise sanitaire, le turnover a explosé et bloque tous les projets. Il est urgent de former davantage et de revaloriser les salaires des professionnels de la petite enfance", appelle Jérôme Obry, président de la Fédération française des entreprises de crèches. C’est en partie ce fort turnover qui a plombé l’expérimentation Parler Bambin, estime le chercheur Quentin Daviot, co-auteur d’une note d’évaluation de l’Institut des politiques publiques très mitigée sur ce programme. Déployé dans 94 crèches, il a pour ambition de renforcer l’apprentissage du langage chez les enfants de 18 à 30 mois en stimulant les "petits parleurs". Les professionnels sont formés à des postures précises poser des questions ouvertes, se mettre à la hauteur de l’enfant.... Mais s’il y a trop de changements de postes, cette formation se perd. Résultat au bout de trois ans, ces enfants ne semblent pas avoir réalisé de progrès notoires. Mécénat privé D’autres initiatives fleurissent. Comme "Accompagne-moi", un projet porté par l’association Epepe, l’Inserm et l’université de Bordeaux, dans 24 crèches, focalisé sur l’empathie des tout-petits, clé du développement socio-affectif. Des ateliers utilisant deux marionnettes sont montés autour de règles de vie en collectivité par exemple attendre son tour, exprimer une demande. Les parents aussi sont impliqués. "Ils restent les premiers éducateurs", insiste Nathalie Casso-Vicarini. C’est d’ailleurs eux que cible l’association 1001 mots, cofondée par Florent de Bodman, également auteur du livre A portée de mots Ed. Autrement. Son programme envoie gratuitement des livres pour bébés en plastique pour le bain, en tissu, qui émettent des sons... à des foyers modestes volontaires, qui reçoivent également des SMS de conseils et d’idées d’activités avec leurs enfants cuisiner, chanter, ranger.... "Le défi est de s’adresser aux familles qui bénéficieraient le plus de cette aide, celles dont les enfants ne vont pas en crèche", explique Florent de Bodman dont l'association s'appuie notamment sur les PMI pour repérer les foyers les plus en besoin d'accompagnement. Les mécènes suivent. 1001 mots est soutenue par les fondations ADP et Generali. Historiquement engagée pour la mobilité sociale, notamment à travers le tutorat de lycéens, la Fondation de la société d’investissement Ardian, vient dernièrement d’annoncer se recentrer sur la petite enfance "Après audit, nous avons été convaincus que c’est là le meilleur moyen de maximiser notre impact", déclare sa présidente Carole Barnay. Premier projet financé le déploiement du concept des Maisons des 1000 jours... qui peine pour le moment à décrocher des financements publics. L'expérimentation Abecedarian qui fait rêver Stimuler l’éveil des bébés double leurs chances d’entrer à l’université et de réussir dans la vie. C'est la conclusion du programme de recherche "Carolina Abecedarian project", déployé sur plus de 40 ans. Initiée dès 1971 par Craig Ramey, psychologue du jeune enfant, et Joseph Sparling, ancien instituteur, l’expérimentation a été menée auprès de 110 bébés issus d’un quartier pauvre de Chapel Hill Caroline du Nord. Pendant cinq ans, la moitié de ces enfants a été accueillie à temps plein dans une crèche pilote appliquant une approche pédagogique spécifique jeux éducatifs, temps de lectures interactifs, conversations… et un accompagnement des parents sur-mesure. L’autre moitié des tout-petits n’intègre pas la crèche mais est suivie. Les résultats sont spectaculaires à quatre ans le QI des enfants placés est supérieur de 50% par rapport au groupe témoin. A huit ans, les premiers lisent et comptent mieux. Ils sont ensuite 36% à étudier à l’université contre 14% pour les autres. Moins touchés par les addictions, ils développent une meilleure santé physique à 30 ans, et des IRM établissent aussi que leur cerveau est plus développé. Cette expérimentation est devenue célèbre. Mais elle porte sur une cohorte très restreinte d’enfants de milieu ultra-précaire, dans un certain contexte –l’Amérique des années 1970. "Cela limite sa reproductibilité à plus grande échelle, reconnaît le chercheur chef de projet au bureau Europe de J-Pal, Quentin Daviot, expert de l'économie de l'éducation. Mais ne doit pas freiner d’autres expérimentations. La plasticité du cerveau des bébés est telle qu’elle nous offre d’immenses possibilités pour agir."
annoncer son depart aux parents de la creche